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GRAFFITI : histoire d’une expression populaire

Histoire du Graffiti

Des graffiti-artistes lors de l’Effet Graff 5

D’origine italienne, « graffiti » dérivé du latin graphium (éraflure) qui tire son étymologie du grecgraphein signifiant indifféremment écrire, dessiner ou peindre. Depuis l’Antiquité, les graffitis ont toujours été un moyen d’expression, ludique, événementielle, revendicatrice, dénonciatrice, contestataire, amoureuse, parfois votive. Qu’il s’agisse de symboles religieux, d’inscriptions militaires, de silhouettes humaines ou animales ou encore de simples ornements, ces dessins en disent long sur les modes de vie, les croyances ou les centres d’intérêts au fil des siècles. On les trouve sur les murs d’églises, de châteaux, de maisons, dans les cachots, les tours, les moulins à vent, les carrières souterraines, sur les rochers, etc.

Les différentes méthodes ou techniques

Il existe de nombreuses techniques de graffiti ou d’art de rue assimilables, telles que : la peinture aérosol, la peinture à l’aérographe, la gravure, le marqueur et le stylo, la craie, la peinture au rouleau ou au pinceau, l’acide auxquels on peut adjoindre, dans une définition élargie du graffiti, l’affiche, les stickers, les moulages et la mosaïque.
Le pochoir apparaît dans le Larousse en 1874. Cette technique d’impression (picturale) permet de reproduire des caractères ou des motifs sur divers supports, plusieurs fois et de façon.

L’utilisation de la technique du pochoir dans notre société est courante et peut passer inaperçue. On retrouve certains marquages publics comme les passages pour piétons.

Contrairement aux idées reçues, le graffiti moderne ne débute pas à New York, mais à
Philadelphie…

Sa forme artistique apparaît dans les années 1960 et c’est un acte d’amour. Un certain Cornbread, pour attirer l’attention d’une jeune femme, submerge la ville de sa signature. Il fut repéré par la presse locale, qui loin de le blâmer, lui lance alors des défis : poser son nom dans les endroits les plus inaccessibles. Ça reste encore aujourd’hui l’un des fondements du street art. Cornbread se prend au jeu et ira même jusqu’à taguer le jet privé des Jackson 5 ! Cette médiatisation va déclencher des vocations dans toute la ville et populariser une méthode vandale.

A quel moment le graffiti arrive-t-il à New York ?

Lorsqu’en 1968, les transports ferroviaires s’intensifient,le nombre de trains entre Philadelphie et New York augmente. Dans cette quête virale, la Toile (pour le graffiti) devient le plan du métro. Les wagons sont les pourvoyeurs de sa notoriété. Philadelphie et New York se déclarent la guerre. Les wagons deviennent des messagers de leur rivalité. C’est là que la culture du graffiti explose vraiment dans la ville.

Des USA à l’UE

En 1981, Bando importe “officiellement” le graffiti new-yorkais à Paris. De nombreux artistes non pochoiristes commencent à s’intéresser à l’art urbain et clandestin, comme Jérôme Mesnager. Outre la rue, les catacombes seront aussi à l’époque un lieu important du graffiti.

Quelle différence entre Tag et Graffiti ?

Le Tag est la forme originelle et primitive du graffiti. C’est juste une signature, qui répond à un code imposé. Elle doit être unique, immuable et stylisée.

Différence entre Graffiti et Street Art …

Le Street Art apparaît dans les années 1970 à New York, en même temps que le graffiti. Il se manifeste par des interventions sur les bâtiments, les façades, ou encore les panneaux de signalisation des espaces publiques. Il se présente sous formes de pochoirs, de graffitis, de gravures, d’affiches ou encore de projections sur les bâtiments. Certains artistes conceptuels ont également été reliés à ce mouvement. Souvent, le street art reste à compléter par les passants, ce qui en fait un art interactif et accessible à tous.

Effet Graff 5

Comment peut-on juger si un graffiti est réussi ?

Les règles de base sont assez claires.
Il y a d’abord comme dans toute forme d’art la virtuosité : un style qui doit être unique et captivant. Les copistes ne sont pas tolérés, voire chassés. Cela permet aujourd’hui, quarante ans après, de voir des artistes qui veulent encore innover. L’autre impératif, c’est l’emplacement : le mur, sa matière, l’endroit précis où le graffiti donnera du sens à l’ensemble. C’est vraiment un art contextuel qui s’apprécie aussi et surtout au sein d’un environnement.

Un artiste à l’oeuvre (Effet Graff 5)

Lien entre graffiti et musiques urbaines

Au milieu des années 1970, la culture du graffiti est plus ou moins figée dans son fonctionnement et dans ses productions. La culture hip-hop émerge alors du graffiti mais aussi d’autres formes d’expression nées en même temps : une nouvelle danse plutôt acrobatique (break dance), un genre
musical à base de textes parlés (rap), de mixage de disques (dee jaying, scratch) et de fêtes en plein air (sound systems). À la fin des années 1970, le milieu de l’art commence à se pencher sérieusement sur le sujet.

Ce qui était dans les années 80 de la culture underground ou de la contre-culture est devenu une référence socioculturelle.

2 Comments

  1. Wakil ADEGNIKA

    31 mai 2019 at 12 h 02 min

    Vraiment très intéressant cet article.

  2. Hh

    31 mai 2019 at 12 h 13 min

    C’est propre

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